lundi 24 octobre 2011

Auprès de mon arbre.


Ce soir Brassens était à la télé ! 
Je l'avais vu à Bobino, inoubliable. 

C'est très important d'avoir la liste complète des chansons de Brassens. 
Il y a celles que nous aimons tous, celles que nous savons fredonner aussi bien, voire bien mieux que l'hymne national, et puis il y a toutes ces petites perles que l'on a oubliées... Le Boulevard du temps qui passe, Pénélope, Bonhomme,  le Bistrot...
Il y a un chanson pour chacun, une pour les amoureux, une pour les infidèles, une pour les cocus, une pour les gaillardes, une pour les peaux d'vache, une pour les mécréants et puis tiens il y a même une pour les p'tites affaires criminelles  ! 

C'est pas seulement à Paris que le crime fleurit,
Nous, au village, aussi, l'on a de beaux assassinats
Nous, au village, aussi, l'on a de beaux assassinats

Il avait la tête chenue et le coeur ingénu,
Il eut un retour de printemps pour une de vingt ans.
Il eut un retour de printemps pour une de vingt ans.

Mais la chair fraîche la tendre chair, mon vieux ça coûte cher.
Au bout de cinq à six baisers, son or fut épuisé
Au bout de cinq à six baisers, son or fut épuisé

Quand sa menotte elle a tendue, triste il a répondu
Qu'il était pauvre comme Job, elle a remis sa robe
Qu'il était pauvre comme Job, elle a remis sa robe

Elle alla quérir son coquin qui avait l'appât du gain.
Son revenu chez le grigou faire un bien mauvais coup.
Son revenu chez le grigou faire un bien mauvais coup.

Et pendant qu'il le lui tenait, elle l'assassinait.
On dit que quand il expira, la langue elle lui montra.
On dit que quand il expira, la langue elle lui montra.

Mirent tout sens dessus dessous, trouvèrent pas un sou,
Mais des lettres de créanciers, mais des saisies d'huissiers.
Mais des lettres de créanciers, mais des saisies d'huissiers.

Alors prise d'un vrai remords, elle eut chagrin du mort
Et, sur lui tombant à genoux, elle dit :«pardonne-nous»
Et, sur lui tombant à genoux, elle dit :«pardonne-nous»

Quand les gendarmes sont arrivés, en pleurs ils l'ont trouvée.
C'est une larme au fond des yeux qui lui valut les cieux.
C'est une larme au fond des yeux qui lui valut les cieux.

Et, le matin qu'on la pendit, elle fut en paradis.
Certains dévots depuis ce temps sont un peu mécontents.
Certains dévots depuis ce temps sont un peu mécontents.

C'est pas seulement à Paris que le crime fleurit,
Nous, au village, aussi, l'on a de beaux assassinats
Nous, au village, aussi, l'on a de beaux assassinats


Je vous laisse avec la liste complète des chansons, je ne sais pas choisir, j'en aime tant et tant, et je les connais encore par coeur. 


Vous ne pouvez pas choisir ? Moi non plus !

Grace à Odile : Revoir l'émission

Grâce à vos commentaires on aura peut-être ...Un p'tit plus pour le tout !

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11 commentaires:

  1. Si subtil et si simple à la foi(s) ! l'homme idéal ?

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  2. Hello Lulu, moi z'aussi j'ai connu le Georges , en spectacle et également, dans ses débuts, dans un petit troquet, où il venait siroter un glas. Nous étions accoudés au même comptoir.Quels souvenirs!Bises.
    J'aime bien cette citation de lui:
    "Au lieu de mettre en joue quelque vague ennemi,mieux vaut attendre un peu qu'on le change en ami."

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  3. Superbe émission de Didier Varrod (que j'écoute toujours avec plaisir sur France Inter, le matin dans le 7/9), hier, sur France 3. Toutes générations confondues, les pros et les amateurs, que ça fait du bien à entendre !

    Bon cela dit, il n'a pas dit que des trucs intelligents, le Georges... Je me souviens d'un début de polémique provoqué par Jean Jacques Goldman à propos de "Mourir pour des idées"... c'est pas mal (et parfois indispensable) de s'engager "un peu" aussi, de temps en temps.

    Allez, je file sous un coin de parapluie :-)) Bises.

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  4. Je ne l'ai jamais vu, mais j'aurai beaucoup aimé
    La semaine dernière il y avait un film sur lui .
    Chez moi j'ai bien évidemment l'intégrale ...
    En fait en regardant l'émission je me suis aperçue que je savais en fredonner beaucoup, elles sont restées en mémoires ces chansons là .
    L'homme idéal ? ça je ne crois pas !!!

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  5. @Tonton, la chance, ce souvenir de bistrot, raconte !
    @ Merline: L'homme idéal ? Késako ? j'ai l'impression que les autres filles te le laissent volontiers. Moi pas. Avec ma grande capacité de pardon et d'oubli, cet homme là si je l'avais aimé j'aurais voulu le garder ;-)
    @ Odile : kesketé sévère. La chanson mourir pour des idées, c'est une chanson de libertaire. Elle n'est pas à prendre au premier degré de débandade et de lâcheté, loin de là et loin de lui. Ne pas trier les bons d'un coté les méchants de l'autre. Loin des donneurs de leçons à bon compte ou conte, au choix. C'est ce qu'il a expliqué hier d'ailleurs. Quant à Jean-Jacques Goldman, dis Dion, tout ce qui brille n'est pas or...
    @Brigitte, j'ai loupé le film de la semaine dernière !

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  6. Brassens, ça me rappelle une anecdote : quand mes filles ont eu 8 ou 10 ans, je me suis dit "faut leur faire connaitre Brassens, c'est un incontournable, un classique, un indémodable".donc je cherche et je tombe sur l'intégrale, tu sais ces coffrets qu'on fait au moment des fêtes qui sont gros comme un dico et qui comportent tout, mais absolument tout ! Bref j'achète, mais j'ai été totalement affolée quand j'ai écouté avec elles, y avait des textes pas du tout, mais pas du tout pour de jeunes oreilles !! je leur disais, euh là n'écoutez pas c'est pas pour vous, et dès que j'avais le dos tourné, elles enrichissaient leur vocabulaire et faisaient leur éducation... elles me disaient "promis maman, on n'écoutera pas !!" tu parles !

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  7. Ps elles sont incollables maintenant !!!! sur Brassens et sur la vie !

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  8. Ben voilà Lulu.
    Dans les débuts des années 50, j’étais apprenti Bijoutier-Joaillier dans un atelier qui se trouvait au 7 rue d’Argout, angle rue du Louvre.
    Le midi, nous mangions dans un petit troquet, chez la « Mère Barié ». Je l’évoque dans mes « Lucarnes »: http://michelturquin.blogspot.com/2010/06/la-mere-barie.html . Parfois, un garçon qui commençait à être connu et qui se produisait chez « Patachou », venait prendre un glas.
    Bien sûr, nous le reconnaissions, mais nous n’osions venir l’aborder, même quand, sur le zinc, nous en étions au café, car le bougre ne semblait pas très avenant.
    Voilà, c’est simple, souvent, (particulièrement, je pense quand j’étais fleuriste-décorateur BD Saint-Germain), j’ai approché des personnes connu(e)s dans différents secteurs.
    Ce souvenir moustachu, par ton blog, m’est revenu en mémoire.
    Bises.

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  9. Oui, j'ai regardé cette bonne émission, très bien faite, entrainée par mon Amoureux qui est toujours un fan de Brassens, il connais quasiment toutes ses chansons ! J'étais allée voir Brassens à Bobino et j'étais tombée sous le charme de ses mots et de ses rimes... Un beau souvenir, toujours vivant ! D'accord !

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  10. Ah merci Tonton pour ce témoignage ! Je me souviens bien de ton bistrot ! Et de la mère Barié et ses drôles de manières ;-)

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