jeudi 11 février 2010

Aujourd'hui Babeth en guerre...




Aux beaux débats d'Inter !




Journée spéciale Elisabeth Badinder - France Inter
envoyé par franceinter. - L'info internationale vidéo.

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/ev/fiche.php?ev_id=1119

Il fait un temps à écouter la radio toute la journée !
 Moi aussi ça m'agace cette sainte inquisition de l'allaitement, cette culpabilisation des jeunes femmes, cette complication de la maternité, ces rigueurs éducatives pseudo-scientifiques, cette nostalgie des couches à blanchir dans les lavoirs....
Petite journée de déculpabilisation, profitez les filles et écoutez les grand-mères  !

Grâce à vos commentaires on aura peut-être ...Un p'tit plus pour le tout !


17 commentaires:

  1. Lulu, j'adore ton billet ! j'ai publié cette vidéo sur mon Facebook, du coup......! faut que ma soeur voie ça, tiens......je sens que ça va causer dur entre les femmes du "clan" de chez moi ! merci !
    quant à laver son linge au lavoir, je me suis trouvée à le faire, un jour de panne de machine en plein hiver, et pas de sous pour le lavomùatic à 12 bornes de chez moi....je ne souhaite ça à personne !! les couches lavables, ouais ! t'as vu le temps que ça prend ? et toi pendant ce temps, t'as quelle vie, à part celle d'esclave domestique et d'utérus pourvoyeur de citoyens ? oh ! je bondis quand j'entends glorifier la "mêêêêêêre" sur ce ton là ! Elle a raison, Badinter ! elle voit clair !

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  2. Pour l'allaitement, je ne me souviens pas à mon époque, avoir ressenti la moindre "pression", ce qui ne veut pas dire que nous ne nous posions pas de question. Le principal raisonnement qui revenait le plus souvent c'était qu'il valait mieux donner un biberon avec amour, que le sein, à contre coeur. Et puis, vive le tire-lait qui permet à la maman de disposer d'un peu plus de temps pour elle.
    Quant aux couches jetables, quel bonheur quand j'ai pu en acheter pour mon aîné qui va avoir 35 ans car j'ai démarré avec des couches en tissus, comme beaucoup d'autres. Alors quand les couches jetables sont devenues abordables, pas d'hésitation, avec les triangles en plastique pour les tenir ou les culottes élastiquées ...
    Je crois qu'on n'a pas fini d'en entendre parler de son livre.
    bonne journée
    biz

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  3. Ah, oui!
    Qu'on nous foute la paix!
    Si on a gagné le droit de choisir d'avoir des enfants ou pas, qu'on laisse celles qui ont choisi d'en avoir, libres de les faire grandir comme elles l'entendent; allaiter si ça leur fait plaisir, biberons si ça leur convient mieux. Et au fait, a-t-on demandé aux bébés???
    Selon ma mère, je refusais le sein et il fallu me donner des biberons, ce qui en Lorraine en 1944 , n'arrangeait personne. (C'est à cette époque que j'ai débuté ma carrière d'emmerdeuse.)
    Quand aux couches lavables, est-ce vraiment un progrès de l'hygiène?
    Oui, qu'on nous foute la paix une bonne fois!
    Bises
    P.

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  4. J’aime certaines positions de cette femme …mais quand même, là, un peu confuses les explications de madame Badinter à croire que les femmes modernes sont de pauvres zombies qui n'ont aucun discernement !!!! La crise à bon dos .Mais c’est vrai je ne suis qu’un mâle au pouvoir d’oppression au quotidien !!!!
    Et puis, toujours, en douce, la peau de banane pour la majorité en place !!!!Attention danger ….

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  5. J'ai connu les couches tissus de ma p'tite soeur et les lessivages à la main juste avant l'arrivée de la Lincoln qui a révolutionné la lessive à la maison ! Enfin la machine à laver !Il n'est pas sur non plus qu'on ne nous fasse pas des histoires avec cet engin pas très écolo d'ailleurs ;-)
    Il y a 26 ans, l'allaitement c'était comme on pouvait, je n'ai pas non plus ressenti de pression particulière au niveau médical ou paramédical, un biberon donné dans la joie valait mieux aussi qu'un allaitement difficile. On se battait pour avoir la péridurale, c'était ça le sujet, et c'était pas de la tarte. Il fallait avoir son carnet d'adresses, accoucher au bon moment, il y avait les contre, etc etc.
    Petit à petit, on a senti le vent tourner. En la matière, il ne s'agit pas d'une oppression des hommes vis à vis des femmes. Ce sont bien souvent les femmes qui jugent les femmes et qui en la matière orientent les choix, culpabilisent, prennent le pouvoir sur elles.
    La parole que j'ai entendue ce matin, était une parole pour laisser le choix, sans juger en bien ou en mal. Une parole qui libère, dans un monde qui donne des leçons à tout bout de champ.
    Parole de droite, parole de gauche ? Ce matin, moi j'ai surtout entendu les écolo-naturo-machinchoses en prendre pour leur grade et ça m'a fait bien plaisir.
    Non seulement je n'ai pas trouvé Madame Badinter confuse, mais je l'ai trouvée pleine de bon sens. Les machos n'étaient à mon avis pas les premiers visés, c'était une femme qui parlait aux femmes. J'ai retrouvé beaucoup de ce que je dis à mes filles, non pas pour les juger,ni pour les prendre pour des gourdes,ni pour les influencer, mais pour leur donner confiance en elles, pour remettre cette maternité à sa place, qu'elle vienne du ventre ou d'ailleurs,ou qu'elle ne vienne pas, pour la dédramatiser, pour cesser de faire de l'éducation des enfants le perpétuel échec des mères.
    Sans doute, Tonton Mitch, les femmes qui parlent sont dangereuses ;-)

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  6. Sic :"Attention danger" ...bingo...je redoutais, hélas, que si l'on dépassait le cadre de l’art, du merveilleux travaille de journalisme, des jeux, le terrain deviendrait miné, il n’y a rien de plus redoutable que les opinions exprimées par mails ou commentaires interposés, car sans possibilité de nuance !!! ..au secours, "18heures 50"…touché…plus de jambes.

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  7. Touché ? Mais pas gravement j'espère ? Et sinon je te fais toutes mes excuses Tonton Mitch, c'était tout simplement un p'tit clin d'oeil au "femmes qui lisent sont dangereuses", que je bouquine en ce moment! Ah les opinions parfois à l'emporte pièces jaillissent même à partir de vieilles histoires littéraires ou généalogiques ! Je n'en tire pour ma part aucune conclusion, je ne suis pas plus sourde de l'oreille gauche que de la droite et je n'aime pas trop quand les femmes se marchent elles- mêmes sur les pieds, quelle que soit leur couleur politique.
    L'actu n'est pas très présente ici, mais elle s'insinue parfois. Cette journée Badinter m'a donné envie de relire le bouquin précédent, "L'amour en plus", celui où il est question de la maternité au 17ème, 18ème et 19ème siècles. Je me souviens de la polémique à l'époque sur la contestation de l'"instinct maternel". La seconde vidéo, chez Pivot, est d'ailleurs intéressante.
    18H50 touché, 19h20, j'espère que c'était guéri, j'ai de nouveau écouté Babeth, elle n'y croit pas trop au partage des tâches ménagères dans les maisons, et je crois qu'elle ne se trompe pas tant que ça. Si le partage se fait au début, il ne résiste pas souvent à la venue du premier enfant. Les chiffres officiels le confirment. C'est certainement la période particulière du "congé de maternité" qui entérine cette évolution. La future maman se retrouve à la maison toute la journée, à peu près en forme voire en pleine forme, alors elle fait la journée ce qu'avant les amoureux faisaient ensemble en rentrant du boulot. Et le pli est pris... C'est peut-être l'organisation de cette période particulière qu'il faut repenser.
    Le naturalisme proné aujourd'hui par certains se targue à tort et à travers de science pour faire passer des idées autoritaires si ce n'est parfois sectaires.
    C'est pas plus mal d'alerter les BB !
    Bonne soirée !

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  8. Moi j'aimerais bien devenir une grand-mère comme Babeth!
    Laissons à chaque femme la liberté de faire un choix de grossesse, d'allaitement ou de biberon, de purée "maison" ou de petits pots...
    Bon week-end, à bientôt

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  9. Je n'ai pas connu les couches lavables et quel bonheur! J'ai allaité mes deux filles mais il faut être motivée car l'allaitement n'est pas toujours une partie de plaisir. Avec les biberons, au moins le papa peut participer et se lever la nuit pour le donner (bon là je n'ai pas connu) et les petits pots sont très pratiques lorsqu'on travaille à l'extérieur donc vive le progrès!
    Bises
    Valérie

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  10. En tout cas, cette femme-là existe par elle-même et non pas à travers son mari. Elle n'est pas la femme "de". Je trouve ça bien, pour ma part, si ce livre suscite des débats, au moins il a le mérite de secouer le panier et de réveiller tout le monde, dont notre génération, se poser des questions sur les femmes, hommes, couples et enfants d'aujourd'hui.

    Sur ce, j'y vais, j'ai du ménage qui m'attend ;-)))))))

    ps - quant aux couches lavables, les quelques mères qui se posaient la question et avec qui j'ai discuté, pensaient plus à la rentabilité par rapport au prix des couches-culottes actuelles qui sont un budget assez conséquent. En second seulement, venait le côté écologique qu'elles ont quand même puisque elles sont vigilantes sur les produits qu'elles mettent sur la peau de leurs enfants et sur la nourriture.

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  11. Heureusement qu'une parole comme celle d'Elisabeth Badinter puisse encore se faire entendre sur nos ondes au nom de l'esprit critique tout simplement et du bon sens!
    En tant que mère adoptive je sais qu'"on est toujours une mauvaise mère"... et qu'on a intérêt à s'accrocher ferme pour tenir le coup, à avoir une bonne dose de confiance en soi et d'estime de soi (c'est le mieux d'ailleurs que je puisse transmettre à mes enfants avec le désir de vivre)
    ...enfin, on fait ce qu'on peut...mais se laisser culpabiliser pour mieux se faire manipuler...non merci!
    Merci Lulu de donner écho à l'esprit critique d'E.B.

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  12. Bienvenue Myriam, et merci pour ton témoignage. Personne n’écrit sur une page blanche, et l’enfant qui vient de son propre ventre est aussi porteur d’un passé qui peut dérouter. Chaque naissance, qu’elle soit ou non adoptive, est différente, la mauvaise mère l’est trop souvent aujourd’hui dans le regard d’une autre mère. L’éducatif, le médical s’accordent de plus en plus maintenant au féminin, puissent les femmes qui le conjugent faire un travail suffisant sur elles- mêmes pour ne pas identifier leur propre vécu, trop souvent limité, privilégié, à l’ensemble des populations qu’elles ont en charge.
    Lorsqu’on multiplie les expériences personnelles (vive les familles nombreuses, éclatées, recomposées, adoptives, tribales) on connait les failles des modèles que nos sociétés si peu tolérantes imposent plus que proposent.
    Je me souviens d’une rencontre au collège avec le Pr Marcelli pédopsy, parlant d’adolescence. Ça faisait une bonne heure qu’il tricotait et détricotait la famille française à deux lardons, papa, maman, deux enfants option divorce et les boutonneux dans tout ça. J’ai levé la main pour demander si c’était plus grave docteur quand des mômes, on en avait…. Six ! Comme j’’étais un peu repérée comme parent d’élèves, vu le passif d’heures de colle à mon actif, tout l’monde a éclaté de rire ;-), le psy aussi. Un psy qui rit c’est déjà beaucoup. Il m’a dit que la famille nombreuse et son apprentissage obligatoire de la diversité, sa générosité, ses contraintes, à l’adoleschiance était une grande chance , ouffffff, clouant le bec, à l’armada des profs qui pour certains trop souvent nous la pointait comme un inconvénient, voire une erreur, d’autant plus reprochée qu’en ce qui nous concerne ces maternités nous les avions choisies (enfin c’est surtout à moi qu’on a servi ce discours, au père on ne fait jamais ce reproche)
    Bises

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  13. Curieusement, moi qui ai lavé des couches en tissu, allaité mes enfants et ignoré superbement la péridurale (me piquer dans le dos, ça va pas la tête ?) je suis d'accord avec Badinter sur ce qu'elle dit d'une nouvelle aliénation insidieuse des femmes. Mine de rien et contrairement aux apparences, la société de consommation est passée par là.
    Et je suis bien contente, chère sorcière, d'avoir trouvé votre blog.

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  14. Merde j'ai raté les emissions, merde merde merdi, j'adore babette, et oui je n'ai pas voulu allaiter mes filles, oui j'ai voulu la péridulale, oui j'ai pris la pilule, non je ne veux pas laver les couches culottes .... oui je deteste rester à la maison pour faire le ménage et oui si j'avais pu j'aurais eu 6 enfants, parce que j'aime mes enfants. Merci Lulu.

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  15. Bonjour Lulu,
    Quel plaisir de te retrouver, de lire tes billets et tous ces commentaires.
    Je respecte profondément madame Badinter et je pense qu'elle a beaucoup fait pour l'ensemble des femmes de ma génération, des femmes en général et qu'elle continue...
    J'ai connu le lavage des couches (bouillies en lessiveuse) de ma jeune soeur, maman n'avait pas les moyens d'acheter une machine à laver et comme elle travaillait beaucoup, c'était moi, en tant qu'aînée, qui l'aidait aux tâches ménagères. Je dois avouer que lorsque j'ai été maman, j'ai utilisé pour mes enfants ce qui était le plus pratique à ce moment là: les couches jetables. J'avais les moyens, et je trouvais le progrès énorme. À ce moment là on ne se posait pas encore de questions sur l'avenir propre de notre planète et le recyclage !Et je n'ai ni culpabilisé, ni lancé mon "cocorico", c'était ainsi...
    Quant à l'allaitement, je n'ai subi ni pression, ni contrainte, ni remarque. J'ai choisi de le pratiquer par goût et envie. Quand ma fille aînée a décidé le contraire pour son bébé, je l'ai serrée bien fort contre moi en lui disant que la décision lui appartenait et que son petit l'aimerait tout autant. Les personnels de la maternité-tous- lui ont bien fait comprendre qu'elle n'était pas dans la norme et que, pour résumer, " elle ne faisait pas tout ce qui était bien pour son enfant" sans plus de précision!.Elle était complètement perdue et déstabilisée. Heureusement qu'elle me fait confiance et que j'ai pu rétablir un juste équilibre entre les dires et la réalité en discutant beaucoup et en la soutenant de tout mon amour et de mon expérience.
    Je trouve ces attitudes honteuses, peu tolérantes et inhumaines.
    C'est pour cela qu'il faut continuer à être vigilant, à garder, en toute circonstance, notre esprit critique et remercier des femmes comme E.B de leur combat permanent.
    Merci à toi Lulu de nous faire encore réfléchir.
    Bisous,
    Henriette.

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  16. Merci d´avoir publié cette vidéo d´Elizabeth Badinter.
    Je vais essayer de la rechercher pour la faire écouter à ma fille.

    Bonne journée

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  17. Henriette, durant cette journée j'ai entendu de nombreux témoignages identiques au tien, témoignages de "grand-mère" venant à l'aide de leur fille ou de leur brue (si si ça existe des belle-mères qui défendent leurs belle-filles) désemparée face à cette attitude nouvelle et si particulière.
    De nombreuses associations pro-allaitement font le forcing dans les maternités auprès des sage-femmes, et le personnel paramédical n'a pas toujours hélas l'esprit très critique vis à vis de toutes ces formations qui fleurissent autour de l'accouchement, qui sont au mieux des pompes à fric et au pire le relais d'idées sectaires, certaines ont été épinglées par la mission parlementaire de lutte contre les sectes (mission qui a bien failli disparaitre d'ailleurs).
    Je vois autour de moi aussi de nombreux témoignages qui vont dans le même sens. Je pense très sincèrement après avoir entendu E. Badinter qu'elle a vécu ça, qu'elle parle avec ses tripes de grand-mère, même si l'instinct grand-maternel n'existe pas.
    Tu as fait pour ta fille comme je ferai pour les miennes. Moi j'ai de la chance avec mon échantillon multiple, j'ai tout eu, des allaitements ratés hyper ratés, d'autres très médiocres, d'autres à stopper d'urgence faute de munition, un autre qui aurait pu durer 3 ans mais auxquel j'ai mis un terme à 6mois, parce que faut pas pousser non plus, dans la nature c'est la mère qui coupe le cordon, aucun mammifère n'attend que ce soit le petit qui le fasse ;-)
    Merci à toi Alba pour ta visite et ton abonnement !
    Bonne journée !

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