vendredi 13 novembre 2009

Dure à avaler.



La première visite chez le gynéco,
encouragée au lycée,
 séparée de la mère,
 pour éviter les sorties d'route,
après tout les gendarmes à l'école et l'ASSR...
C'est bien non ?
Si dure à avaler la pilule de Ségo ?





La première visite chez le gynéco, si on la dédramatisait, si on la séparait des bras de maman, si on y allait plutôt avec une copine, si on y allait à plusieurs pour y mettre un peu d'humour, si les garçons en entendaient parler ?
Vous vous souvenez vous de votre première visite chez l'gynéco ?
Si on évitait les 455 gamines de moins de 18ans enceintes dans la région Poitou Charentes !
Accord obtenu avec les médecins, les pharmaciens et les labos et les parents d'élèves.
(kit : une visite, un bilan bio, deux ordonnances de contraceptifs)
Un chèque contre l'échec.
Le Blog de la Nouvelle République
La NR
Libération

Droit des enfants vu par un juge des enfants.
Grâce à vos commentaires on aura peut-être ...Un p'tit plus pour le tout !



17 commentaires:

  1. Ouais...on pourrait aussi revaloriser les Plannings Familiaux, faire de la com', leur donner les moyens et les multiplier au lieu de les fermer....
    En attendant, c'est bien, de faire quelque chose et d'agir.

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  2. Je ne m'en souviens pas du tout.
    Excellente idée que ce kit.
    Un livre à lire Le Choeur des Femmes

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  3. ouais ! tout à fait d'accord. Bonne idée ! L'info ne passe pas toujours dans les familles... Il faut aider les jeunes filles (et garçons) à faire le premier pas ! j'en sais quelque chose !!!!

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  4. Il faut aider et informer les filles là où elles sont (les infirmières scolaires ont le droit de donner la pilule du lendemain), et elles sont au collège ou au lycée et elles y ont des interlocuteurs de choix (infirmière, CPE) et dans nos campagnes, tu le sais bien Anne, le planning familial n'est pas au coin de la rue. Cette décision votée à l'unanimité des conseillers régionaux toutes tendances politiques confondues et en concertation avec le planning familial.
    Je suis loin d'être ségolâtre, mais là, elle a tout mon soutien. Et Carla et Roselyne qui n'ont pas (encore) hurlé avec le loup, tous mes encouragements, au cas où leur viendrait l'idée lumineuse d'une certaine solidarité féminine.

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  5. C'était avant les vacances et mes souvenirs ne sont pas trop frais mais ce qu'il en ressort c'est que j'ai lu sur le quotidien de ma région des pays de Loire que le budget alloué aux Planning familiaux allait être diminué. Cherchez l'erreur? sans doûte pour le redistribuer dans les centres pour les jeunes filles enceintes et en rupture familiale? j'ironise car je n'en sais rien ...
    Alors oui à l'information là où elles sont afin qu'elle sachent se protéger, qu'elles ne pensent pas que la première fois qu'on le fait, on ne peut pas être enceinte et que ce n'est pas une preuve d'amour que d'accepter d'avoir une relation sexuelle sans préservatif ...

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  6. D'accord pour l'information,d'accord pour les cours d'information sexuelle, mais la région n'a pas a se substitué à la famille. Ce sont les parents qui mettent les enfants au monde qui les élèvent et qui doivent les éduquer. (l'éducation est une obligation légale de la famille). On a trop vu le résultat d'un assistanat permanent des familles et la désafection qu'il entraîne chez celles-ci. J'ai accompagné et j'accompagne toujours ma fille et mon fils sur la difficile route de la vie en leur laissant le libre choix. Je n'aurai sûrement pas voulu que quelqu'un d'autre s'en occupe dans mon dos. Je me méfie des politiques qu'ils soient de droite ou de gauche qui veulent faire mon "bonheur", je suis assez grande pour le faire moi-même.

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  7. Bien sûr qu'on s'en souvient... planning familial, discrétion, que maman ne soit surtout pas au courant... à l'époque c'était primordial...
    et le planning familial n'était pas au coin de la rue, et la majorité était à 21 ans... et j'en avais 17... et c'était du domaine de l'interdit, de l'impossible, presque de l'improbable (mes copines se mariaient pour cause de grossesse non désirée, et ont divorcé depuis)... et j'ai pris mon solex, et j'ai fait une vingtaine de kilomètres, et si mes parents l'avaient su, cela aurait été terrible...
    et pour mes filles, j'ai rempli de mon mieux, avec discrétion et humour mon rôle de mère
    Certes il faut aider les jeunes filles, mais Canotte n'a pas tout à fait tort... l'assistanat, on le pousse de plus en plus loin...et annick aussi, l'information, la mise en garde, le dialogue avec les jeunes compte... et ce sont les parents qui devraient être le plus aptes à le mener ce dialogue...
    Ce qui me stupéfie le plus, c'est qu'il reste encore tant de chemin à parcourir...

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  8. Stupéfiant en effet...6000 grossesses précoces par an en France aujourd'hui, ça mérite surement un peu plus d'efficacité il me semble. Il n'y a pas grand chose de nouveau par rapport au planning familial, si ce n'est une "délocalisation" sans doute par constat de leur manque d'impact sur ces grossesses de très jeunes filles.
    Bien sur que c'est l'affaire de la famille l'éducation, c'est pas moi qui dirai le contraire, mais les affaires de famille.... c'est parfois bien complexe.

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  9. Ah comme c'est compliqué. Comme nous sommes maladroites (nous mères, accompagnateurs, éducateurs, etc...) devant ces jeunes en questionnement. Comme il est difficile quand on est jeune d'oser parler.
    Bonne soirée Lulu.Bises à toi

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  10. Je ne suis pas trop d'accord Lulu, je pense que c'est aux familles de faire l'éducation de leurs enfants ; si je compare avec mon époque (j'ai 50 ans) je trouve quand même que les jeunes actuellement sont nettement mieux informés que nous et beaucoup mieux aidés - pour ne pas dire assistés. Il y a un désengagement total des parents et c'est ça qui me gêne. Moi, vois-tu, sans faire de politique, je pense que Ségolène se mêle de ce qui ne la regarde pas.

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  11. Michelaise, j'ai connu la même chose moins le planning familial qui, dans nos communes retirées des Mauges, n'existait pas. Mes trois meilleures amies se sont mariées la même année, enceintes, à
    18 ans. La majorité à 21 ans nous interdisait également la consultation chez le médecin sans la maman... restait le préservatif ! mais quelles difficultés là encore à surmonter devant un pharmacien catho récalcitrant ... J'ai dialogué avec mes filles et finalement, ce n'est pas si facile par la pudeur qu'il y a d'un côté comme de l'autre. Je ne voulais pas heurter leur sensibilité, leur intimité mais nous y sommes arrivées ... J'ai quand même eu le reproche d'avoir été un peu trop directe, trop "crue" parfois ... j'ai trouvé curieux ces "impressions" qui ont pu rester de nos discussions avec mes très jeunes-filles mais pour le reste, heureusement que le dialogue était instauré ...
    mais oui, c'est compliqué. Je crois qu'il faut les deux, les parents et les professionnels pour peut-être certaines questions ... les mères veulent ménager leurs petites et les filles ménager leurs mères aussi ... Autre chose, ne pas
    oublier nos garçons dans cette histoire! mon fils étant l'aîné, c'est par lui que j'ai commencé ... hé hé !!!

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  12. Moi ce que je vois au delà des raisons de l'échec, de la culpabilisation sous-jacente des familles, enfin plutôt des mères, c'est l'échec. Le nombre d'IVG, le nombre de naissances sous X, le nombre de filles mère. Nous avons en la matière une très mauvaise place parmi les pays européens, ce qui doit nous amener à repenser les choses en terme d'efficacité.
    Je vois aussi, (je vais me faire créper le chignon, après je sors...) derrière cette idée d'"affaire de famille", aussi, et ça me fait sourire, une main-mise chaleureuse certes, mais néanmoins. La sexualité de la fille n'est pas la propriété de sa mère, partager l'apprentissage avec d'autres interlocuteurs que sont l'école, la santé, c'est pas mal.
    En tous cas moi en la matière, quand il s'agit de préserver les derrières, je préfère me ménager des arrières, au cas où, même en y mettant de l'humour, de la pudeur et de l'amour, ça passerait mal.
    Les rapports mère/fille sont si complexes, ils peuvent connaître de mauvais passages, il faut collectivement faire en sorte que les conséquences des dialogues impossibles soient atténuées le plus possible.
    Nous sommes sans doute aussi certaines à avoir pu parler ouvertement à des mères formidables et à n'avoir finalement que très peu dit et pris des risques.
    Quant à ma première visite gynéco, c'était pas très sympa (j'aurais mieux fait d'y aller avec ma p'tite maman), nana pleine de certitudes, très froide, très sèche, brutale et pressée ;-(

    Ségo aime bien les chèques, on a aussi les chèques-livres gratos au lycée... un peu de démocratie participative... bon allez je sors, je reviendrai soutenir Roselyne bientôt promis lol !

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  13. Eh oui Lulu, on s'en souvient... Comme Michelaise, planning familial, mais à Paris. Maman l'a su et... c'était terrible aussi (nom d'oiselle, que vont dire les voisins et toulbazar, faites c' que j'dis mais pas ce que j'ai fait...).

    Bien sûr qu'il faut informer, bien sûr qu'il faut laisser les parents éduquer eux-mêmes leurs enfants. Mais les chiffres montrent, Lulu a raison, que ça buggue quelque part. Le vocabulaire évolue, internet et les dvd sont à la portée de tous, mais la pudeur, la naïveté,des jeunes, ça existe encore. Et si des parents sont démunis, ne serait-ce que pour apprendre à leurs enfants quelques rudiments de politesse, ou le respect d'horaires de sommeil décents pour des enfants de 10 ans, je ne vois vraiment pas comment ils pourraient aborder l'éducation sexuelle avec eux !? Dans certains quartiers, l'éducation sexuelle c'est les dvd pornos.

    Nous réagissons tous (enfin toutes ici ;-)) avec notre culture, notre milieu, nos connaissances. Je crains que ce ne soit pas toujours représentatif de la majorité de la population. J'espère me tromper.

    Alors oui au kit !

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  14. Lulu je vais aller voir tes articles s'il y a des stats pour le 93 (je fais une fixette, je sais :-))

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  15. En 2002 pour les 15/17 ans 10722 IVG en France, en 2006 13230... ça grimpe encore plus vite entre 2005 et 2006.
    Le poitou est à 11,1 IVG pour 1000 femmes, l'Ile de France 19,2.
    Pas de chiffre spécifique par département pour les 15/17 sur ce document que je mets en lien.

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  16. Curieusement, malgrè tous les moyens contraceptifs mis à disposition des femmes et des hommes en général, le nombre d'IVG n'a pas baisser. Que faut-il en penser ? Parmi les filles de 15 à 18 ans qui se retrouvent enceinte certaines ont de véritable désir d'enfant, j'ai vu le cas récemment, et ce sont curieusement souvent des filles adoptées.

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  17. En lien pour ceux que ça intéresse, sur le blog de JP. Rosenczveig, un p'tit rappel au droit et à la loi par un juge des enfants.

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