jeudi 14 mai 2009

La Pomme de Terre nouvelle à l'ancienne.





La première récolte de patates dans le Poitou s'est faite à Targé, en 1775 au lieu-dit La Perusserie, grâce au bon Marquis de Perusse des Cars, seigneur de Monthoiron. Celui-ci s'était chargé d'organiser en Poitou le rapatriement des Acadiens chassés des terres lointaines par les Rosbeefs. Perusse des Cars les installe sur une bande de friche où tout est à faire, faut pas rêver non plus, construit des maisons sommaires sur cette partie de terre que l'on nommera la "ligne Acadienne". L'Europe est déjà en marche.... Pour l'aider dans cette entreprise d'envergure, le marquis fait appel à une petite colonie allemande de techniciens parmi laquelle se trouve l'Abbé Coll (ou Köhl).



Contemporain de Parmentier, l'abbé, fin gourmet, promeut la pomme de terre sur cette terre d'asile au départ si hostile. Son idée n'emporte pas un grand succès et Parmentier de son coté a d'ailleurs bien du mal aussi. Mais l'Abbé s'entête et contribue ainsi à lutter contre les famines qui sévissent tant encore au XVIIIème siècle.



Philanthrope, guérissseur à ses heures, l'abbé Coll exercera son ministère à Dangé après la révolution. Très populaire, il organise le samedi, des distributions de patates cuites au four !





Grâce à vos commentaires on a ...Un p'tit plus pour le tout !
Merci Colibri :
Tu as raison, Lulu, de promouvoir ce modeste légume, qui règne maintenant partout alors que, en France, il fallut la famine de 1769 pour que, enfin, en haut lieu on s'intéressât aux travaux de Parmentier. En effet, à l'époque, les français, trop habitués au pain, regardaient ce tubercule d'un œil soupçonneux, alors qu'il était déjà largement consommé par les espagnols, qui la découvrirent en 1524 dans son pays d'origine, le Pérou. Pour l'anecdote, ce serait même Louis XVI qui a dû (sous l'instigation de Turgot, lui-même savamment guidé par Parmentier) faire la promotion de cette plante en arrivant un jour à la cour avec une fleur... de patate à la boutonnière ! Et, pour titiller les parisiens qui étaient encore très méfiants vis-à-vis de ce tubercule, il en fit planter dans la plaine des Sablons, gardée par la police royale afin d'encourager quelques esprits malins à venir voler cette précieuse nourriture... De la publicité bien pensée ! Vive le r..., euh, la pomme de terre !

5 commentaires:

  1. Tu as raison, Lulu, de promouvoir ce modeste légume, qui règne maintenant partout alors que, en France, il fallut la famine de 1769 pour que, enfin, en haut lieu on s'intéressât aux travaux de Parmentier. En effet, à l'époque, les français, trop habitués au pain, regardaient ce tubercule d'un œil soupçonneux, alors qu'il était déjà largement consommé par les espagnols, qui la découvrirent en 1524 dans son pays d'origine, le Pérou. Pour l'anecdote, ce serait même Louis XVI qui a dû (sous l'instigation de Turgot, lui-même savamment guidé par Parmentier) faire la promotion de cette plante en arrivant un jour à la cour avec une fleur... de patate à la boutonnière ! Et, pour titiller les parisiens qui étaient encore très méfiants vis-à-vis de ce tubercule, il en fit planter dans la plaine des Sablons, gardée par la police royale afin d'encourager quelques esprits malins à venir voler cette précieuse nourriture... De la publicité bien pensée ! Vive le r..., euh, la pomme de terre ! Bonne journée Lulu, et je pique une de tes belles patates (miam !) pour la route, avant de filer sur Paris faire des emplettes.

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  2. Merci Colibri de compléter d'un p'tit plus, l'histoire locale ! Une de ces jours je vous ferai un gratin d' patates à ma façon ! J'espère que tu as bien rempli ton panier ! Bonne soirée !

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  3. J'ai fait découvrir la pomme de terre cuisinée de mille façons différentes ( Bon, mille c'est un peu beaucoup, mais je suis du Sud !) à ma famille espagnole qui est toujours agréablement surprise.
    A chaque pays ses spécialités,ici, c'est le riz. Nous, nous avons développé l'art d'accommoder la pomme de terre avec bonheur...et c'est tant mieux car cuisiner la vulgaire "patate" est un vrai plaisir!
    Lulu, j'adore ton illustration du post!
    Bonne journée et bon we qui s'annonce ensoleillé.

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  4. Coucou Henriette,quand j'étais p'tite, ma grand-mère espagnole faisait des patates que j'appelais en "robe de chambre" toutes bêtes que l'on mangeait avec l'aïoli !
    Piments farcis aux pommes de terre, galettes au comté,gratin et champignons, légumes majorquins,soupe crémeuse, purée de printemps, purées truffée, c'est Henriette qui régale !
    Bises !

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  5. sont bin jolies vos p'tites patates m'dame lulu !
    ça me fait envie mais il faudra attendre encore un peu pour la pomme de terre nouvelle du jardin!

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