vendredi 20 février 2009

Plumier.



Après cette belle série de photos d'école, un p'tit poème pour résumer une époque !


LES ÉCOLIERS

Sur la route couleur de sable,
En capuchon noir et pointu,
Le 'moyen', le 'bon', le 'passable'
Vont à galoches que veux-tu
Vers leur école intarissable.

Ils ont dans leurs plumiers des gommes
Et des hannetons du matin,
Dans leurs poches du pain, des pommes,
Des billes, ô précieux butin
Gagné sur d'autres petits hommes.

Ils ont la ruse et la paresse
Mais l'innocence et la fraîcheur
Près d'eux les filles ont des tresses
Et des yeux bleus couleur de fleur,
Et des vraies fleurs pour leur maîtresse.

Puis les voilà tous à s'asseoir.
Dans l'école crépie de lune
On les enferme jusqu'au soir,
Jusqu'à ce qu'il leur pousse plume
Pour s'envoler. Après, bonsoir !

Maurice Fombeure




7 commentaires:

  1. Hum, tout au fond de la classe ?

    Ca rappelle bien des souvenirs, ce poème.

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  2. Tu t'es trompée, cherche encore une fois ... ;-)

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  3. Maurice Fombeure, j'en avais même oublié son nom ! Oh la la, Lulu, que de souvenirs, les hannetons aussi, que j'enfermais dans une petite boîte d'allumettes avec une feuille de salade (pour qu'elles ne meurent pas de faim !!!) pour les emmener (oui, je dis bien emmener !) avec moi à l'école, tellement je les aimais ces bestioles que je capturais le soir à la lueur des lampadaires ! Finalement, j'ai l'impression qu'à une époque, pas si lointaine que ça, le fossé culturel des générations était beaucoup moins profond que de nos jours, où tout va bien vite, trop vite... J'oubliais : même les filles jouaient aux billes ! Ah, ces belles et grosses agathes !... Bonne journée Lulu, je vais peut-être (re)trouver Emile Verhaeren quelque part, sur un autre blog !

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  4. Bon alors j'essaie une dernière fois :-)) Devant la maîtresse, comme une bonne élève studieuse...

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  5. Oui Colibri ! Les filles jouaient aux billes, à la marelle, sautaient à la corde et à l'élastique, mais dans la cour des filles, de l'autre coté du massif de séparation les garçons nous envoyaient un ballon et on se faisait la cour en le faisant passer de l'autre coté, seule occasion de s'approcher des gars à la récré ;-)
    Moi j'étais sage comme une image et je suis la p'tite au deuxième rang la troisième en partant de la gauche ou de la droite ! Je crois que je peux donner presque tous les prénoms, mais je me rends compte que j'ai oublié de nombreux noms de famille ;-(

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  6. Qu'il est joli ce poème!
    Et ces petites filles sont toutes bien attentives et toi en particulier Lulu: une bien jolie brunette!
    Bonne fin de semaine et toutes mes amitié

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  7. Bon sang, mais c'est bien sûr :-)) Allez, on va dire que c'est mon gros rhume qui trouble mes perceptions !

    Et quel bon souvenir aussi, ces p'tites chansons de récré qui permettaient, en effet, d'approcher les garçons :-)) : "Mademoiselle Catherine est la préférée de Monsieur Jean-Paul qui veut l'épouser...."

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